Union Française de Philatélie Polaire - SATA

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Navires

2018/12 - Le Champlain

Rédigé par ufppsata - -

Le Champlain achève sa tournée de ravitaillement des îles Éparses

12 décembre 2018

Le 7 décembre 2018, le bâtiment multi-mission (B2M) Champlain a achevé sa tournée de ravitaillement des îles Éparses (TRDI) dans le canal du Mozambique.
Quatre fois par an, le bâtiment assure le soutien logistique des détachements de l’armée de Terre d’Europa, de Juan de Nova et des Glorieuses, en passant par Mayotte.
Lors de cette dernière mission, il a livré 38 tonnes de combustible, 47 tonnes de fret (nourriture, munitions, matériaux de construction) et récupéré 170 m3 de déchets.
Ces îles paradisiaques restent difficiles d’accès. En effet, leur hydrographie parcellaire complique la navigation, les créneaux météorologiques et les marées rythment l’ouverture des chenaux dans le lagon et les opérations logistiques. Sur les plages et les aires de manœuvre, les fûts, les sacs de gravats ou de ciment passent de main en main.
Tous les moyens sont mobilisés pour garantir le chargement et le déchargement de la cargaison dans les meilleures conditions.
Entre ces îles, le Champlain patrouille dans les eaux françaises du canal du Mozambique. Certaines sont contestées, d’autres sont sujettes à des activités de pêche illégale soutenues. Sur le Banc du Geyser, à 60 milles nautiques des Glorieuses, le bâtiment a ainsi verbalisé deux embarcations de pêche et rejeté à la mer 1.1 tonne de poissons.

 

                             

 

                               

 

    

 Sources : Intramar - R. Venturini

 

Le Nivôse

Rédigé par ufppsata - -

 Entrainement de la brigade de protection du Nivôse aux Kerguelen - 7 mars 2019


En mission dans les Terres Australes et Antarctiques Françaises, le Nivôse a profité d’un mouillage à Port aux Français pour déployer sa brigade de protection sur les Kerguelen.

Cet exercice d’une demi-journée s’intégrait pleinement dans le programme d’entrainement de l’équipe de visite du bord. Une première partie consistait en une progression tactique pour aboutir sur la prise d’un bâtiment abandonné. Un personnel de l’armée de terre affecté au TAAF s’est même intégré au groupe afin de partager son expérience du terrain. Ce type d’exercice permet d’apprendre au groupe à travailler ensemble et mettre en application les enseignements reçus lors des visites effectuées.
Habitués aux chaleurs de l’océan indien les protagonistes se sont cette fois entrainés dans des conditions hivernales bien particulières, rencontrant en chemin manchots et éléphants de mer.
L’entrainement terminé nos marins ont profité de l’hospitalité du district en passant la nuit sur ces terres extraordinaires.
 

Source : Intramar

 

Fin d’ATM pour le Nivôse - 21 novembre 2018


Grâce aux efforts conjoints des industriels, du SSF et de l’équipage, le Nivôse sort de son arrêt technique majeur fort de ses nouvelles installations. Le retour à la Réunion marque la fin d’une période d’indisponibilité qui aura duré deux mois et demi.

Délocalisé à l’île Maurice, au chantier naval de l’Océan Indien (CNOI), le chantier a demandé beaucoup d’attention et de coordination entre les différents acteurs.
Entre les travaux de peinture, le changement de certaines pièces, la réfection du poste équipage, la réfection de la PLH, l’entretien des locaux, les visites moteurs, l’entretien de la tourelle de 100m, les marins du Nivôse ont travaillé dur pour tenir les délais impartis.
De plus, la chaleur, le bruit, et la culture locale ont demandé un temps d’adaptation et ont également contribué à rendre le chantier éprouvant.

L’équipage est désormais concentré sur la prochaine étape : la remise à niveau des compétences individuelles qui s’effectuera lors d’une semaine à la mer début décembre. Les premiers essais du matériel, effectués sur le trajet de retour à la Réunion, ont été concluants. Le Nivôse prépare son retour dans le cycle opérationnel en pensant déjà à la prochaine mission : les Terres Australes et Antarctiques Françaises.

 

Source : Intramar

L'Astrolabe

Rédigé par ufppsata - -

Carton plein pour L'Astrolabe - 11 mars 2019


Au terme d'une saison 2018-2019 particulièrement réussie, les marins de l'équipage A du patrouilleur polaire L'Astrolabe ont appareillé samedi 3 mars de Hobart en Tasmanie pour retrouver dans une quinzaine de jours leurs familles au port-base à La Réunion.
Grâce à une présence de glace exceptionnellement faible dès le mois de novembre, le premier brise-glace de la marine n'a pas trop eu à jouer des coudes pour se frayer un passage jusqu'à la station française Dumont d'Urville. Profitant de belles journées sans vent entre les traditionnelles tempêtes de blizzard et de vents catabatiques, L'Astrolabe a pu accoster plusieurs fois lors des quatre premières rotations sur les cinq que compte la mission. Ceci est un facteur prépondérant de succès car le rendement des opérations logistiques est alors maximal : déchargement à la grue de containers et engins lourds et délivrance du gazole "special antarctic blend" par manche.
Avec 100% de réussite et une station mise en sécurité énergétique pour les deux années à venir, le bilan logistique est exceptionnel : un carton plein pour les deux équipages de L'Astrolabe qui se sont relayés mi-janvier.
A l'occasion de la dernière escale à Hobart, le commandant a accueilli les six lycéennes, françaises et australiennes, lauréates d'un concours organisé sous l'égide du capitaine de vaisseau P., attaché de défense français et des enseignants de la Télopéa School à Canberra. Ce concours a pour objectif de conduire une expérimentation scientifique pouvant avoir des applications dans le monde de la défense et en milieu polaire.
 

 

 

 Source : Intramar

 

L’Astrolabe retrouve la terre Adélie - 29 novembre 2018

 

 

Le patrouilleur polaire L’Astrolabe a réalisé sa première rotation de l’été austral entre Hobart et la terre Adélie au profit de l’Institut polaire français (IPEV) et des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Parti le 6 novembre de Tasmanie, il a fait étape le 9 novembre à proximité de l’île australienne de Macquarie pour y débarquer 11 personnes. Puis il a accosté à la station Dumont d’Urville le 15 novembre.


Outre les 18 passagers débarqués, il a pu livrer 485 m3 de gazole « special antarctic blend » ainsi que 150 tonnes de fret à la station. Fait rare, un accostage à Dumont d’Urville dès la première rotation au mois de novembre ne s’était pas vu depuis la saison 2006.

Vivez le temps d’une traversée la vie des marins de L’Astrolabe...
« Il a d’abord fallu retourner affronter les quarantièmes rugissants, les cinquantièmes hurlants et les soixantièmes mugissants. Traverser le royaume des tempêtes. Se faire bercer violemment, comme à chaque fois que l’on prend le large et que l’on quitte Hobart. Accéder à l’exceptionnel a un prix. Il nous demande de serrer les dents. Et cette première rotation n’a pas fait exception à la règle. Là-bas, la mer n’est jamais clémente. La brume se densifie. Elle nous enveloppe de gris. L’ambiance est surnaturelle. On traverse cette fameuse zone de convergence antarctique qui marque la limite des eaux glaciales. Ce phénomène météorologique, c’est la porte d’un autre monde. Un monde où presque personne ne va. « Toujours plus sud ». Le brouillard se dissipe lentement et les premiers icebergs se montrent. Ils se font de plus en plus en plus nombreux, de plus en plus majestueux. Ils nous conduisent vers le pack immaculé. Le bleu sombre de l’océan et le bruit des vagues qui se fracassent violement contre le rouge vif de la coque disparaissent et laissent place au paradis blanc. Les éléments se stabilisent. Les passagers se verticalisent de nouveau et ressurgissent de leurs cabines, un appareil photo autour du cou. On navigue dans les glaces. L’excitation bat son plein. La passerelle est en émulsion et ressemble à un énorme cockpit d’avion en lévitation au-dessus des nuages.


C’est au tour du bateau d’être violent face aux éléments. Il use de ses quelques 4200 tonnes d’acier pour fendre la glace. Impitoyable. On entend craquer et frotter. Une bonne étoile nous conduit à franchir cette glace rapidement. Et nous voilà déjà dans la polynie, cette zone d’eau laissée libre par une banquise qui a débâclée exceptionnellement tôt. Elle nous donne accès au continent Antarctique : nous sommes le 15 novembre 2018 et nous voilà ! L’Astrolabe est aux pieds de Dumont D’Urville où il s’apprête à recevoir un accueil chaleureux et apprécié. Les opérations de déchargement et de ravitaillement sont un succès, elles s’effectuent rapidement sous un soleil qui rappelle à l’ordre sur le champ quiconque se serait abstenu de crème solaire. Le temps d’immortaliser la richesse des paysages et de la faune locale qui donnent de l’éclat aux pupilles. Une ou deux poses avec des manchots empereurs pour le panache et une raclette sur la banquise pour ajouter de l’exceptionnel à l’aventure. Il est temps de reprendre la mer. Terre Adélie : A bientôt ! ».

 

                                      

 

                                                                            

                                                          

 

Source : Intramar

 

 
 

2018/12 - Le Floréal

Rédigé par ufppsata - -

FAZSOI : Le Floréal en patrouille dans le sud de l’océan Indien - 5 décembre 2018

La frégate de surveillance Floréal a quitté le 5 novembre l’île de La Réunion pour une mission de surveillance des pêches dans les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Elle a ensuite poursuivi sa patrouille et s’est dirigé vers Cape Town, en Afrique du Sud, pour effectuer un ravitaillement en gazole.

En TAAF, le Floréal a pu interagir avec le district de Crozet, un archipel d’îles françaises qui ne compte aucun habitant permanent mais dont la souveraineté est assurée par des patrouilles régulières. La frégate a accueilli à son bord les scientifiques et hivernants de l’île de la Possession.

Le Floréal a ensuite mis le cap sur l’Afrique du Sud pour y effectuer une relâche opérationnelle qui fut également l’occasion pour le service communication du Ministère des Affaires Étrangères de réaliser un reportage à bord afin d’illustrer l’action de la France dans ce pays partenaire.

En outre, l’escale a permis d’accueillir une centaine de visiteurs français expatriés pour leur faire découvrir la vie embarquée, puis de recevoir à son bord une quarantaine d’élèves en classe de cours préparatoire à l’école française du Cap. Curieux et attentifs, les enfants ont pu découvrir l’organisation d’un bâtiment de guerre et n’ont pas hésité à poser toutes leurs questions sur le métier de marin.

Parti il y a trois semaines de son port d’attache, le Floréal poursuit sa mission de surveillance maritime dans les TAAF, des îles Kerguelen jusqu’à celles de Saint-Paul et d’Amsterdam.

Les FAZSOI garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale depuis La Réunion et Mayotte. Elles constituent le point d’appui principal du théâtre « océan Indien » pour lutter contre des menaces régionales, telles que la piraterie ou l’immigration illégale, assurer la surveillance des zones économiques exclusives associées à l’ensemble des îles de la zone de responsabilité et conserver une capacité régionale d’intervention rapide.

 

Source : Intramar